Samedi matin, un superbe temps pour nous cueillir au réveil !!! Dorian, Jess et moi partons à notre coin-plage de la veille au soir pour 1°) récupérer nos poubelles qui ont disparu et 2°) récupérer la moto de Dorian qui est toujours là ! Superbe vue…

Allez, on va se baigner !! Finalement, l’eau n’est pas si froide que ca, elle est même plutôt bonne, et la baignade est suivie d’un petit déjeuner Nutella sur la plage. Oui, c’est ca le bonheur !
Ensuite, la bande des Frenchy abandonnée sur Noosa, Dorian et moi partons direction Rainbow Beach. A l’office du tourisme, je demande par hasard ce qu’il en est au niveau des requins, et la dame me répond que oui il y en a, qu’il vaut mieux se baigner à la plage surveillée. Mais que sinon, bah, c’est à mes risques et périls… Toujours bon à savoir. Nous partons donc pour commencer au « Carlo Sandblow », une dune de sable assez spectaculaire d’une hauteur de 120 mètres. L’étendue de sable se termine par une grosse descente quelque peu impraticable et totalement non recommandée pour descendre sur la plage. La vue est cependant superbe d’un côté comme de l’autre : au sud-ouest, on a vu sur Tin Can Bay et « Poverty Point » et au nord-est, vue sur la mer, les falaises, les plages et la péninsule qui s’avance dans l’océan.



Après avoir fait les imbéciles dans le sable, Dorian s’aventure en bas pour atteindre la plage (oui, ce qui est très non recommandé) : on comprendra pourquoi quand il mettra ¾ d’heure à remonter, et que j’aurai eu le temps de paniquer dix fois en haut à ne pas le voir arriver… On remonte la dune… pour s’apercevoir que mon appareil photo a pris le sable…
Bon, après ca, on part pour notre « vraie » rando. Pour commencer, la ballade ressemble à la forêt de Fontainebleau (pour ceux qui connaissent): un chemin plutôt bien aménagé et sablonneux.


La ballade jusqu’à la plage (Freshwater campground) est bien trop longue pour nous si on veut rentrer avant 22h, on s’arrête donc au lac « Poona » fort sympathique.

Une tente aurait été la bienvenue pour un petit campement au top !! Le parc national est ici très « nature », dans le sens où on se sent enfin seuls, un chemin très peu fréquenté, nous n’avons croisé personne, et un lac au milieu de nul part : un petit bonheur. Le retour de la ballade, sous un rythme encore plus soutenu qu’à l’aller, se termine dans l’obscurité. On arrive au parking vers 18h alors que le soleil se couche vers 17h… Autant dire que la marche s’est terminée à la lumière du téléphone !!
Par la suite, nous partons direction « Inskip Point » où nous trouvons un coin pour la nuit, prévoyant d’observer un lever de soleil sur la baie ! Beaucoup de vent ce soir, nous pique-niquons donc dans la voiture multi-fonctions (salle à manger / chambre à coucher…). Finalement, vers 22h nous tombons de fatigue. Naël et Tutu arrivent vers minuit avec le van.
Dimanche matin, j’avais mis le réveil à 5h30 pour observer le lever de soleil. Le temps est un peu couvert, mais je réussis quand même à sortir de mon duvet pour aller m’installer sur la plage pour observer la scène.


Après un petit déjeuner Nutella, je m’en vais discuter avec le pécheur qui est à quelques dizaines de mètres de moi, jusqu’à ce que je décide à partir pour mon excursion de la journée. Je pars donc avec Bushie voir le bout de la péninsule, qui n’est qu’à quelques mètres de Fraser Island.

Les barges font des allers-retours sur ces quelques mètres, et j’ai même demandé : c’est gratuit pour les piétons ! Mais non, moi aujourd’hui, j’ai décidé de finir ma rando et d’aller atteindre le Freshwater campground !! J’ai vu sur la carte que le chemin pour 4*4 était faisable avec une voiture « normale » jusqu’à l’aire de pique-nique « Bymien ». C’est parfait, c’est là ou on s’était arrêté la veille. Au bout de la péninsule, je retrouve finalement les 3 zouzoux… Finalement, on va faire la ballade ensemble. La météo n’est pas terrible, mais aucun souci, je suis au top, équipée à la perfection !! En tous cas, comparée aux trois louloux, pas de doute : ils sont en short/tong/tee shirt sous une pluie battante dans la rain forest. (Petite parenthèse : c’est un peu comme la bande de Frenchy de Toowoomba : pas de sac à dos, pas de bouteille d’eau, pas de K-Way, même pas de veste, pas de pull chaud ou polaire, pas de chaussures de rando ni même de baskets, pas de lampe torche pour le camping, ni même de duvet… )


Bref, nous nous enfonçons dans la forêt, et dès les premières minutes, ils commencent à se faire manger par des sangsues (cf tongs, shorts…) La rando se fait dans le même environnement que la veille.

A peine arrivés à Freshwater campground (qui est en fait une belle aire de pique-nique, avec un accès a la plage pour les 4*4…), les trois zouzous cherchent directement un 4*4 pour les ramener au parking : ils sont pressés de rentrer pour rendre la moto a l’heure… Enfin bref, pour ma part, c’est clair : je reste là, je profite et je rentrerai à pieds en marchant et en prenant mon temps. Tombant à pic, deux jeunes hommes chargés de sac à dos arrivent par là, et vont prendre le chemin de ma rando. Je fais connaissance avec ces deux magnifiques suédois blonds aux yeux bleus et clairement très beaux, et passe les trois heures suivantes en leur compagnie à parler d’un demi million de choses. Ils sont sur la fin de leur « voyage au long cours », comme j’aime à appeler ce genre de voyage. Nous abordons de nombreux sujets, la nature, les animaux, les paysages, l’Australie, les petits boulots, les voyages, différents pays, différentes « façons » de voyager, Into the wild, nos films / livres préférés, nos envies, nos rêves, nos passions, nos sports, nos études, mais aussi les aurores boréales, le ski de rando, la Suède, le grand nord, et Paris, la France, les Alpes… Je suis enfin réconciliée avec la Suède…

Arrivés au parking, on embarque dans leur van et ils me déposent à ma voiture.
Je repars donc avec Bushie pour Noosa, où je récupère ma bande de Frenchy pour faire la route back pour Toowoomba-city-beach… Trajet qui ne fut pas sans peine : Bushy a craché ses poumons dans la montée pour Toowoomba, elle avalait de l’air et toussait un maximum. Elle m’a fait bien des frayeurs mais est parvenue en haut de la colline pour se réhydrater auprès de la première station service qu’elle a réussi à atteindre péniblement. Je lui ai laissé le temps de reprendre son souffle (et surtout de se refroidir un peu) avant de rentrer dormir et profiter d’une bonne nuit de sommeil !!






















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